A 710 mètres d'altitude, Villers sous Chalamont est enchassé dans un ecrin de verdure. Le village est en effet ceinturé de forêts: forêt de Maublin au Nord-est, forêt de Scay au sud-ouest, forêt d'Arc à l'ouest.Il s'étire en longueur en bordure d'une voie routière qui a joué un rôle extrêment important dans le passé. On est ainsi en présence d'un village-rue, mais dont le développement s'opère le long d'axes secondaires, ce qui confère progressivement à l'ensemble un plan en étoile.

Au Sud-ouest de Levier, le territoire communal s'étend sur un plateau basculé dont la topographie s'abaisse de 770 à 670 mètres.A l'Est, le relief est plus vigoureux, car ce plateau est au pied d'une dorsale orientée nord-est sud-ouest, qui culmine à 902 mètres. Cet accident faillé retombe par un talus raide sur Boujailles et la limite entre les 2 communes court le long de la ligne de crête.

Ce plateau est disséqué par des vallées sèches drainées temporairement. Le ruisseau de la combe grossi par la source de Montorge disparait dans un entonnoir et toutes les pertes de cette région alimentent la résurgence du Lison.Le goufre de l'Aige des Baumes est limitrophe de la commune de Lemuy.

Voies de communication

Villers-sous-Chalamont, situé à 9 km au sud-ouest de Levier, à 32 km à l'ouest de Pontarlier et à 60 km au sud de Besançon, est traversé par la CD49 Cadastre Premier cadastre établi en 1816. Territoire communal de 2.218 ha, dont 1614 en forêt (1980).

Ecarts

Montorge

Toponymie

Viller (1248), Viler (1284), Chalamont (1315), Veler soubz Chalemont (1352), de Villario sub­tus Chalamont (XVIe siècle).

Equipement

Maison commune-école, 1836 (architecte Nedey). Ecole, 1871-1879. Bureau des PTT 1885-1887 (architecte Garin). Construction d'un nouveau cimetière, 1838 (architecte Pompée). Electrification, 1909-1911. Adduction d'eau, 1845, 1929.

Le village s'étire le long de la départementale 49 qui le traverse ainsi que sur les voies secondaires qui viennent s'y greffer. L'ensemble de l'agglomération s'étale en longueur sans pour autant s'assimiler totalement à un village-rue les maisons sont en effet pour la plupart, indépendantes et non jointives.

Le bâti ancien - essentiellement des fermes excepté le presbytère primitif construit en 1781 - est parsemé de constructions neuves; bâtiments anciens et maisons neuves ont souvent en commun une taille importante ; c'est là un héritage de l'architecture rurale traditionnelle de cette région où les fermes sont de vastes et imposantes bâtisses abritant sous une même toiture hommes, bêtes, matériel et fourrages.

Cependant, si le critère de monumentalité demeure une constante d'un bout à l'autre du Haut-Doubs. les solutions adoptées varient passablement; ainsi à Villers, les bâtiments se développent en hauteur, et, par leur aspect s’assimilent plus à des édifices civils « des maisons bourgeoises » (certaines de ces fermes sont délimitées par un en­clos) qu'aux traditionnelles fermes comtoises.

Ce particularisme architectural s’est imposé entre Frasne et Levier, suscité peut-être par une climatologie plus clémente, ou inspiré par des modèles jurassiens relativement proches. En tout cas, c'est là une preuve de la diversité de cette architecture rurale dite traditionnelle : les matériaux demeurent identiques - calcaire, moellon enduit, tuiles ou métal en couverture - mais les solutions adoptées divergent.

Quelques-unes de ces fermes présentent encore des chronogrammes attestant de leur ancienneté 1736 à Montorge pour la plus ancienne). Il ne subsiste quasiment rien du château fort qui contrôlait la route médiévale quelques traces de murs seulement rappellent encore son existence. Une fontaine (obélisque en pierre au milieu d'un bassin métallique) du début du XIXe siècle orne encore le cœur du village. Et ce, Devant l'église de l'Assomption, construite en 1885 par l'architecte Delacroix et le sculpteur Pessey, qui est située au bord de la route qui traverse le village. Il s'agit d'un édifice néo-gothique en croix latine avec clocher-porche hors œuvre et sacristie